Avec l'IA, les failles cryptographiques ne sont plus une question de temps, mais de jours. Une découverte qui pourrait tout changer pour la sécurité en ligne.

UNE IA QUI TROUVE DES FAILLES DANS LES CODES SECRETS

Des chercheurs d'Anthropic viennent de prouver qu'une intelligence artificielle peut repérer des failles dans les algorithmes qui protègent nos données en ligne. En utilisant Claude Mythos Preview, ils ont découvert deux failles majeures : une qui affaiblit HAWK, un algorithme de signature numérique conçu pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, et une autre qui accélère les attaques sur une version simplifiée de l'AES, le standard de chiffrement le plus utilisé au monde. Ces résultats, obtenus en quelques jours de travail, montrent que l'IA peut désormais analyser des algorithmes cryptographiques bien plus vite que les experts humains.

« Ces découvertes ne menacent pas encore les systèmes en production, mais elles prouvent que l'IA peut repérer des failles là où même les meilleurs cryptographes échouent. »

COMMENT FONCTIONNENT LES ALGORITHMES QUI PROTÈGENT NOS DONNÉES ?

Quand tu te connectes à un site sécurisé comme https://www.anthropic.com, ton navigateur utilise deux types de protections. D'abord, il vérifie que le site est bien celui qu'il prétend être grâce à un algorithme de signature numérique. Imagine une signature manuscrite, mais en version mathématique : si la signature ne correspond pas, ton navigateur te prévient qu'il y a peut-être un pirate. Ensuite, toutes les données échangées entre toi et le site sont chiffrées avec un chiffrement symétrique, comme l'AES. Ce système utilise une clé secrète partagée pour transformer tes messages en un code illisible pour les autres. Sans ces protections, tes emails, tes transactions bancaires ou tes messages privés seraient à la merci des cybercriminels.

Les failles dans ces algorithmes pourraient donc exposer les données de milliards d'utilisateurs. C'est pourquoi les chercheurs en cryptographie passent des années à tester ces systèmes sous toutes les coutures. Mais avec l'arrivée de l'IA, tout change.

HAWK : UN ALGORITHME POST-QUANTIQUE AFFAIBLI EN 60 HEURES

En 2022, le NIST (l'organisme américain qui standardise les algorithmes de sécurité) a lancé un appel pour trouver des algorithmes capables de résister aux futurs ordinateurs quantiques. Ces machines, si elles voient le jour, pourraient casser la plupart des systèmes de chiffrement actuels en quelques secondes. HAWK était l'un des candidats retenus après deux années d'examen par des experts humains. Pourtant, en seulement 60 heures de travail, Claude Mythos Preview a réussi à améliorer l'attaque la plus connue contre HAWK, réduisant de moitié la force de sa clé. Autrement dit, ce qui devait prendre 264 opérations pour être cassé peut maintenant être fait en 238 opérations.

Cette faille ne concerne que la version la plus petite de HAWK (HAWK-256). Pour les versions plus grandes, l'algorithme reste sécurisé. Mais cette découverte montre que même les algorithmes conçus pour résister aux ordinateurs quantiques ne sont pas à l'abri d'une analyse par IA.

AES : LE CHIFFREMENT LE PLUS UTILISÉ AU MONDE, TESTÉ À FOND

L'AES (Advanced Encryption Standard) est le standard de chiffrement le plus répandu. Adopté par le NIST en 2001, il a été étudié sous toutes les coutures par des milliers de chercheurs. Pourtant, Claude Mythos Preview a trouvé une faille dans une version simplifiée de l'AES, où seulement 7 des 10 rondes (ou rounds) sont utilisées. Les cryptographes étudient régulièrement ces versions réduites pour tester de nouvelles attaques avant de les appliquer à la version complète. L'IA a amélioré l'attaque existante en utilisant une technique appelée meet-in-the-middle (littéralement « rencontre au milieu »).

Cette méthode consiste à diviser l'attaque en deux parties : d'abord, calculer des résultats intermédiaires et les stocker dans une table géante. Ensuite, utiliser ces résultats pour accélérer la Recherche de la clé. L'IA a développé un algorithme de fingerprinting (ou « empreinte ») appelé Möbius Bridge, qui permet de réduire le nombre de calculs nécessaires de 256 fois. Résultat : l'attaque est entre 200 et 800 fois plus rapide que les meilleures attaques connues jusqu'à présent.

« L'IA a réduit le temps d'attaque sur AES de 200 à 800 fois. Une performance qui montre que les systèmes cryptographiques doivent être repensés. »

COMMENT L'IA A RÉUSSI À TROUVER CES FAILLES ?

Pour découvrir ces failles, Claude Mythos Preview a travaillé de manière semi-autonome. Dans le cas de HAWK, un chercheur d'Anthropic a guidé l'IA avec des instructions générales, tandis que dans le cas d'AES, l'IA a fonctionné presque entièrement seule. Pour HAWK, l'IA a dû comprendre des concepts avancés de mathématiques comme le Lattice Isomorphism Problem (le problème d'isomorphisme de réseau) et trouver une symétrie non triviale appelée automorphisme. Pour AES, l'IA a exploré des milliers d'idées avant de tomber sur l'algorithme Möbius Bridge.

Dans les deux cas, l'IA a utilisé des outils comme Python et Sage pour vérifier ses hypothèses. Pour HAWK, la découverte a pris 60 heures et coûté environ 100 000 dollars en coûts d'API. Pour AES, l'IA a généré des centaines de millions de tokens (unités de texte) en trois jours avant de trouver la faille. Les chercheurs ont ensuite passé des semaines à valider ces résultats, car même si l'IA est rapide, elle n'est pas infaillible.

CES FAILLES ONT-ELLES UN IMPACT IMMÉDIAT ?

Heureusement, ces découvertes n'affectent pas encore les systèmes en production. HAWK n'est qu'un candidat pour un standard post-quantique et n'est pas encore utilisé. L'attaque sur AES ne concerne qu'une version réduite de l'algorithme, pas la version complète. Mais ces résultats montrent que l'IA peut repérer des failles bien avant qu'elles ne deviennent un problème réel. C'est exactement le rôle de la recherche en cryptographie : tester les algorithmes pour les rendre plus sûrs avant leur déploiement.

Les chercheurs d'Anthropic ont partagé leurs découvertes avec les auteurs de HAWK et avec le NIST, suivant une procédure de divulgation responsable. Ils ont également collaboré avec des universités comme l'ETH Zurich, Tel Aviv University et TU Berlin pour créer un benchmark appelé CryptanalysisBench. Cet outil permet à d'autres chercheurs d'évaluer les capacités des modèles de langage en cryptanalyse, c'est-à-dire leur capacité à trouver des failles dans les algorithmes de chiffrement.

L'IA PEUT-ELLE DEVENIR UN OUTIL POUR LES CRYPTOGRAPHES ?

Ces découvertes ouvrent la voie à une nouvelle ère en cryptographie. Les chercheurs estiment que les modèles de langage comme Claude Mythos Preview pourraient devenir des assistants indispensables pour tester les algorithmes avant leur adoption. Imagine un outil qui scanne en permanence les nouveaux algorithmes pour repérer les failles avant qu'elles ne soient exploitées par des pirates. Cela permettrait de renforcer la sécurité d'Internet pour des milliards d'utilisateurs.

Mais attention : l'IA ne remplacera pas les experts humains. Au contraire, elle pourrait les aider à travailler plus vite et plus efficacement. Les cryptographes devront apprendre à collaborer avec ces nouveaux outils pour concevoir des algorithmes encore plus robustes. Dans les années à venir, l'IA pourrait jouer un rôle clé dans la conception de la prochaine génération de systèmes cryptographiques.

QUELLES AUTRES FAILLES L'IA A-T-ELLE DÉCOUVERTES ?

Les chercheurs d'Anthropic n'ont pas arrêté leurs investigations avec HAWK et AES. Ils ont également trouvé des failles dans d'autres algorithmes, bien que moins critiques. Par exemple, ils ont réussi à casser une version simplifiée de l'algorithme LEA (Lightweight Encryption Algorithm), conçu pour les appareils à faible consommation comme les cartes à puce. Leur attaque permet de retrouver une clé de 13 rondes en moins de 230 textes clairs, et ce en moins d'une heure sur un ordinateur moderne. Une autre faille a été découverte sur l'algorithme Serpent-128, réduisant le nombre de calculs nécessaires pour une attaque.

L'IA a également trouvé des améliorations mineures (moins de 10 fois plus rapides) sur des algorithmes comme Salsa20, Poseidon et SHA-1. Ces résultats ne menacent pas encore les systèmes en production, mais ils montrent que l'IA peut repérer des failles même dans des algorithmes bien étudiés. Les chercheurs prévoient de publier ces résultats plus en détail dans les mois à venir.

COMMENT LES CHERCHEURS ONT-ILS VALIDÉ LES RÉSULTATS DE L'IA ?

Valider les découvertes d'une IA n'est pas une tâche simple. Pour HAWK, l'IA a fourni un code de démonstration qui permet de reproduire l'attaque. Les chercheurs ont pu vérifier que l'attaque fonctionnait en choisissant une clé aléatoire et en confirmant que l'IA pouvait la retrouver. Pour AES, la validation a été plus complexe : il a fallu que les chercheurs passent près d'un mois à étudier la méthode de l'IA pour être sûrs de sa validité. L'IA a généré un milliard de tokens (unités de texte) pendant ses recherches, et les chercheurs ont dû tout passer en revue pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'erreur.

Dans le cas de l'attaque sur LEA, les chercheurs ont pu vérifier l'attaque de manière plus directe, car elle est plus simple à reproduire. Ils ont choisi une clé aléatoire et ont confirmé que l'IA pouvait la retrouver en quelques heures. Cette validation est cruciale, car même si l'IA est puissante, elle peut parfois se tromper ou proposer des solutions qui ne fonctionnent pas en pratique.

L'IA PEUT-ELLE RÉSOUDRE DES PROBLÈMES MATHÉMATIQUES COMPLEXES ?

Ces découvertes s'ajoutent à une série de résultats impressionnants où l'IA a réussi à résoudre des problèmes mathématiques considérés comme insolubles. Récemment, des chercheurs de Google ont utilisé Gemini pour résoudre plusieurs problèmes ouverts d'Erdős, des énigmes mathématiques qui résistaient depuis des décennies. De son côté, OpenAI a utilisé GPT pour résoudre la conjecture de la distance unitaire, un autre problème mathématique très complexe. Et début juillet 2026, Claude Fable 5 a réussi à résoudre la conjecture de Jacobi, un problème vieux de plus d'un siècle.

Ces résultats montrent que l'IA ne se limite pas à générer du texte ou des images : elle peut aussi contribuer à la recherche fondamentale. En cryptographie, cela signifie que l'IA pourrait devenir un outil indispensable pour tester et améliorer les algorithmes de sécurité. Mais cela soulève aussi des questions importantes : si l'IA peut trouver des failles si facilement, comment s'assurer que les systèmes cryptographiques restent sûrs ?

QUELLES SONT LES LIMITES DE L'IA EN CRYPTOGRAPHIE ?

Malgré ces avancées impressionnantes, l'IA a encore des limites. Les attaques découvertes par Claude Mythos Preview ne concernent que des versions simplifiées ou des candidats non déployés. Les versions complètes d'AES, LEA ou Serpent restent sécurisées. De plus, les chercheurs estiment que l'IA a encore besoin des experts humains pour valider ses résultats. Sans cette validation, il est impossible de savoir si une faille est réelle ou si l'IA a simplement trouvé une solution qui ne fonctionne pas en pratique.

Un autre défi est le coût. Les recherches sur HAWK et AES ont coûté environ 100 000 dollars en coûts d'API. Ce prix est accessible pour des laboratoires de recherche, mais il pourrait devenir un obstacle pour des organisations plus petites. Enfin, l'IA a parfois du mal à explorer des idées vraiment nouvelles. Dans le cas d'AES, l'IA a d'abord refusé de travailler sur le problème, car elle estimait que c'était impossible. Il a fallu que les chercheurs la poussent en lui donnant des instructions plus précises.

QUEL AVENIR POUR LA CRYPTOGRAPHIE À L'ÈRE DE L'IA ?

Ces découvertes marquent un tournant dans la cryptographie. Pour la première fois, une intelligence artificielle a réussi à trouver des failles dans des algorithmes conçus par les meilleurs experts du monde. Cela signifie que les méthodes traditionnelles de test et de validation ne suffiront plus. Les chercheurs devront intégrer l'IA dans leurs processus de développement pour repérer les failles avant qu'elles ne deviennent un problème.

Dans les semaines à venir, Anthropic organisera un atelier académique pour discuter du rôle de l'IA dans la recherche en sécurité et en cryptographie. L'objectif est de réunir des experts pour réfléchir à la manière dont l'IA peut être utilisée de manière responsable, sans créer de nouvelles failles ou de nouvelles menaces. Car si l'IA peut aider à renforcer la sécurité, elle peut aussi être utilisée par des pirates pour trouver des failles à exploiter.

Une chose est sûre : la cryptographie ne sera plus jamais la même. Avec l'arrivée de l'IA, les algorithmes devront être conçus pour résister non seulement aux attaques humaines, mais aussi aux attaques automatisées. Cela pourrait conduire à une nouvelle génération de systèmes cryptographiques, encore plus robustes et plus sûrs.

COMMENT LES UTILISATEURS PEUVENT-ILS SE PROTÉGER ?

Même si ces découvertes ne menacent pas encore les systèmes en production, elles rappellent l'importance de la sécurité en ligne. Voici quelques conseils pour protéger tes données :

  • Utilise toujours des sites en HTTPS (tu verras le cadenas dans la barre d'adresse).
  • Active la double authentification sur tes comptes importants (emails, réseaux sociaux, banques).
  • Évite de réutiliser les mêmes mots de passe sur différents sites. Utilise un gestionnaire de mots de passe si nécessaire.
  • Mets à jour régulièrement tes appareils et tes logiciels pour corriger les failles de sécurité.
  • Sois prudent avec les emails et messages suspects : ne clique pas sur des liens ou des pièces jointes si tu ne connais pas l'expéditeur.

Ces bonnes pratiques restent valables, même avec l'arrivée de l'IA. Car si les algorithmes de chiffrement évoluent, les pirates trouveront toujours de nouvelles méthodes pour exploiter les failles.

L'IA VA-T-ELLE RENDRE LA CRYPTOGRAPHIE OBSOLÈTE ?

Non, et c'est une bonne nouvelle. L'IA ne rend pas la cryptographie inutile : elle la rend plus importante que jamais. Les algorithmes de chiffrement doivent évoluer pour résister aux attaques automatisées, mais ils restent essentiels pour protéger nos données. L'IA peut aider à trouver des failles, mais elle peut aussi aider à les corriger. Les chercheurs travaillent déjà sur de nouvelles méthodes pour concevoir des algorithmes plus robustes, en utilisant l'IA comme un outil supplémentaire.

En fin de compte, l'arrivée de l'IA dans la cryptographie est une bonne nouvelle pour la sécurité en ligne. Elle force les experts à repenser leurs méthodes et à créer des systèmes encore plus sûrs. Et si l'IA peut trouver des failles en quelques jours, imagine ce qu'elle pourrait faire pour renforcer la sécurité en quelques années.

QUEL EST LE PROCHAIN DÉFI POUR L'IA EN CRYPTOGRAPHIE ?

Les chercheurs d'Anthropic ont déjà commencé à explorer d'autres pistes. Ils prévoient de continuer à utiliser CryptanalysisBench pour tester les capacités des modèles de langage en cryptanalyse. L'objectif est de suivre l'évolution des IA au fil du temps et de voir comment elles s'améliorent. Les chercheurs espèrent aussi découvrir de nouvelles failles dans d'autres algorithmes, comme Blowfish, Twofish ou RC6.

Un autre défi sera de rendre l'IA plus accessible aux chercheurs et aux entreprises. Aujourd'hui, utiliser une IA comme Claude Mythos Preview coûte cher et nécessite des compétences techniques. Les chercheurs travaillent sur des outils plus simples et plus abordables pour que davantage de personnes puissent utiliser l'IA dans leurs recherches.

Enfin, il faudra réfléchir à l'éthique. Si l'IA peut trouver des failles, elle peut aussi être utilisée pour les exploiter. Les chercheurs devront travailler avec les gouvernements et les entreprises pour s'assurer que l'IA est utilisée de manière responsable et que les failles découvertes sont corrigées avant d'être exploitées par des pirates.

EN CONCLUSION : L'IA CHANGE LA DONNE EN CRYPTOGRAPHIE

Les découvertes d'Anthropic marquent un tournant dans l'histoire de la cryptographie. Pour la première fois, une intelligence artificielle a réussi à trouver des failles dans des algorithmes conçus pour résister aux attaques les plus avancées. Ces résultats montrent que l'IA n'est plus seulement un outil de génération de texte ou d'images : elle devient un acteur clé dans la recherche en sécurité.

Mais ces découvertes ne doivent pas nous inquiéter. Au contraire, elles nous rappellent que la sécurité en ligne est un combat permanent. Les algorithmes doivent être testés en permanence, et l'IA peut aider à accélérer ce processus. Avec le temps, les systèmes cryptographiques deviendront encore plus robustes, et l'IA jouera un rôle central dans leur conception et leur validation.

Une chose est sûre : l'ère de la cryptographie assistée par IA est arrivée. Et cette ère pourrait bien rendre Internet encore plus sûr pour tout le monde.

POUR ALLER PLUS LOIN : LES DOCUMENTS TECHNIQUES

Si tu veux en savoir plus sur ces découvertes, Anthropic a publié deux articles techniques détaillant les attaques sur HAWK et AES. Ces documents expliquent en détail les méthodes utilisées par l'IA et les résultats obtenus. Les chercheurs ont également partagé les chaînes de pensée de l'IA pendant ses recherches, montrant comment elle a trouvé les failles. Ces documents sont une mine d'informations pour les chercheurs et les passionnés de cryptographie.

Les chercheurs prévoient de publier d'autres résultats dans les mois à venir, notamment sur les attaques découvertes sur LEA et Serpent. Ces publications permettront à la communauté cryptographique de mieux comprendre les capacités de l'IA et d'améliorer les algorithmes de sécurité.

LE MOT DE LA FIN : UN AVENIR À CONSTRUIRE ENSEMBLE

Ces découvertes sont une preuve supplémentaire que l'IA est en train de transformer de nombreux domaines, y compris la cryptographie. Mais cette transformation ne se fera pas sans défis. Les chercheurs, les gouvernements et les entreprises devront travailler ensemble pour s'assurer que l'IA est utilisée de manière responsable et que les systèmes cryptographiques restent sûrs.

Une chose est sûre : l'avenir de la cryptographie sera différent de ce que nous connaissons aujourd'hui. Et l'IA en sera l'un des principaux acteurs.

Sources :
  • Anthropic Research

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