La Maison Blanche impose à Anthropic de rendre ses IA inviolables. Une mission que les experts jugent impossible à accomplir. Pendant ce temps, une bataille politique menace le renseignement américain.
UNE GUERRE OUVERTE ENTRE ANTHROPIC ET LA MAISON BLANCHE
L’administration Trump et Anthropic s’affrontent sur la sécurité de l’IA la plus avancée du marché. Le gouvernement exige que l’entreprise bloque tous les jailbreaks (des techniques pour contourner les protections des modèles) avant de pouvoir relancer Claude Fable 5, son modèle phare retiré du marché la semaine dernière pour des raisons de sécurité. Anthropic affirme que les risques sont exagérés, mais les autorités ne l’entendent pas de cette oreille.
LES AUTORITÉS NE VEULENT PLUS DISCUTER DES RISQUES
Les discussions ont basculé vers une phase critique. Trois personnes proches des négociations révèlent que l’administration Trump ne cherche plus à débattre de l’importance des jailbreaks. La NSA (Agence de sécurité nationale) a confirmé que des méthodes existent pour désactiver les protections de Fable 5, notamment celles liées à la cybersécurité, à la chimie et à la biologie. Le gouvernement estime donc que le problème est désormais entre les mains d’Anthropic.
UNE CHARGE DE TRAVAIL IMPOSSIBLE POUR LES AGENCES
Ni le Centre pour les normes et l’innovation en IA du département du Commerce, ni la NSA n’ont les ressources pour traquer chaque jailbreak possible sur tous les modèles d’IA commercialisés. Selon les observateurs, cette tâche est tout simplement ingérable. Le gouvernement mise donc sur Anthropic pour qu’elle teste en permanence ses modèles, y compris Fable 5, et signale elle-même les failles détectées.
UNE SOLUTION FONDAMENTALEMENT IMPOSSIBLE
Les experts en cybersécurité indépendants sont catégoriques : les protections des modèles d’IA ne sont qu’une solution temporaire. Les utilisateurs expérimentés et les futures IA trouveront toujours des moyens de contourner ces barrières. Autrement dit, ce que demande la Maison Blanche est tout bonnement irréalisable.
UNE BATAILLE POLITIQUE AUTOUR DU NOUVELLE DIRECTEUR DU RENSEIGNEMENT
La nomination du nouveau directeur du renseignement national (DNI) est devenue un champ de bataille politique. Trump avait d’abord choisi Bill Pulte, son responsable du financement immobilier, pour remplacer Tulsi Gabbard, qui devait quitter son poste le 18 juin. Mais Pulte, critiqué pour son manque d’expérience en sécurité nationale et des accusations de fraude immobilière, a été écarté au profit de Jay Clayton, procureur fédéral à New York.
UNE NOMINATION QUI DÉCLENCHE UNE GUERRE DE COULOIRS
Le calendrier initial prévoyait que Clayton soit auditionné dès le 17 juin, avec une prise de fonction le 22 juin. Cela aurait signifié que Pulte, dont le premier jour était fixé au 19 juin, ne pourrait même pas entrer dans les locaux. Trump a alors fait machine arrière, annulant le processus pour Clayton et retardant indéfiniment son audition. Les républicains du Sénat ont riposté en maintenant l’audition, sauf si Clayton ne se présentait pas ou si sa nomination était retirée.
UNE AGENCE EN DÉBÂCLE
Cette situation met en lumière les tensions internes au bureau du directeur du renseignement national. Trump a ordonné à Pulte de réduire considérablement les effectifs de l’agence, et les employés se plaignent de son manque d’implication. Ils dénoncent son absence de briefings réguliers et son intérêt limité pour les missions de renseignement, préférant se concentrer sur les avantages liés au poste, comme les déplacements en jet gouvernemental.
UNE MAISON BLANCHE SILENCIEUSE
Un porte-parole de la Maison Blanche a refusé de commenter, renvoyant vers la déclaration de Trump sur Truth Social. La situation reste donc en suspens, avec des répercussions potentielles sur la sécurité nationale et la stabilité politique.
UN ÉVÉNEMENT TRUMP : LES DONATEURS S’INVITENT EN MASSSE
La semaine dernière, des collaborateurs de la Maison Blanche s’attendaient à voir défiler une foule de donateurs et de PDG lors de l’événement UFC Freedom 250. L’objectif ? Se rapprocher de Trump et de ses proches conseillers. Les invités ont répondu présents, tant lors du combat que lors des nombreuses soirées organisées en marge de l’événement.
DES FIGURES MAJEURES DE LA TECH PRÉSENTES
Parmi les personnalités notables figuraient David Ellison, PDG de Paramount, qui vient d’obtenir l’autorisation du département de la Justice pour racheter Warner Bros Discovery. Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a également été aperçu en train de discuter avec Trump. Plus tôt dans le week-end, Meta avait organisé une soirée privée au Ned’s Club, avec vue sur la Maison Blanche. Y assistaient plusieurs responsables de l’administration Trump, dont Todd Blanche, procureur général par intérim, James Blair, chef adjoint de cabinet de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, porte-parole de la présidence, et Doug Burgum, secrétaire à l’Intérieur.
UN MÉLANGE DE POLITIQUE ET DE LOISIRS
La soirée a également réuni des membres de la famille Trump, comme Jared Kushner et Ivanka Trump, ainsi que Kai Trump. Ils ont côtoyé d’autres invités, dont Adrienne Elrod, ancienne stratège de Clinton, Mike Allen et Jim VandeHei, cofondateurs d’Axios, Shannon Bream, animatrice sur Fox News, Tammy Haddad, fondatrice du réseau IA de Washington, et Kellyanne Conway, ancienne stratège de Trump.
LE GOUVERNEMENT VEUT DES PROTECTIONS IMPOSSIBLES
Les autorités américaines exigent d’Anthropic qu’elle empêche tout jailbreak sur ses modèles d’IA. Pourtant, les experts en cybersécurité sont unanimes : c’est une mission impossible. Les protections actuelles ne sont qu’un pansement sur une jambe de bois.
ANTHROPIC SOUS PRESSION
Le gouvernement américain ne compte pas lâcher prise. Il attend d’Anthropic qu’elle prenne les devants en testant en continu ses modèles pour détecter et signaler les failles. Mais même avec cette approche proactive, les experts doutent que l’entreprise puisse garantir une sécurité absolue.
LA NSA A DÉJÀ IDENTIFIÉ DES FAILLES
La NSA a confirmé que des méthodes existent pour désactiver les protections de Fable 5. Ces failles concernent notamment les capacités liées à la cybersécurité, à la chimie et à la biologie. Le gouvernement considère donc que le problème est désormais du ressort d’Anthropic.
UNE BATAILLE QUI DÉPASSE L’IA
La confrontation entre Anthropic et la Maison Blanche s’inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques. La nomination du nouveau DNI est bloquée par des luttes de pouvoir, tandis que des événements comme UFC Freedom 250 deviennent des lieux de networking pour les élites politiques et économiques.
LES AGENCES N’ONT PAS LES MOYENS
Le gouvernement reconnaît qu’il n’a pas les ressources pour traquer chaque jailbreak sur chaque modèle d’IA. Il mise donc sur les entreprises comme Anthropic pour qu’elles assument cette responsabilité. Mais même cette solution a ses limites.
LES EXPERTS EN CYBERSÉCURITÉ SCEPTIQUES
Les spécialistes indépendants estiment que les protections des modèles d’IA sont vouées à l’échec. Les utilisateurs expérimentés et les futures IA trouveront toujours des moyens de contourner ces barrières. La demande de la Maison Blanche est donc irréaliste.
UNE SITUATION SANS ISSUE APPARENTE
Entre les exigences impossibles du gouvernement, les luttes politiques internes et les événements mondains qui mélangent business et pouvoir, la situation reste bloquée. Ni Anthropic, ni la Maison Blanche, ni les agences de renseignement ne semblent en mesure de trouver une issue.
- Wired AI
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