Anthropic vient de dépasser OpenAI en parts de marché auprès des entreprises. Pourtant, une nouvelle polémique avec l'administration Trump pourrait paradoxalement renforcer sa position.

Le mois de mai 2026 restera dans les mémoires comme celui où Anthropic a marqué l’histoire. Le laboratoire d’intelligence artificielle a non seulement dépassé OpenAI en parts de marché des dépenses des entreprises, selon les données de Ramp, mais il a aussi levé 65 milliards de dollars à une valorisation de 965 milliards de dollars. Ces chiffres, publiés fin mai, dépassent même ceux de son concurrent direct. Puis, début juin, Anthropic a franchi une nouvelle étape en déposant des documents confidentiels pour une introduction en Bourse, s’appuyant sur un premier trimestre bénéficiaire.

« Anthropic a réalisé son meilleur mois jamais enregistré en termes d’adoption par les entreprises le mois où le département de la Défense l’a classée comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement. »

UNE POLÉMIQUE QUI S’ENCHAÎNE

Mais le 13 juin 2026, l’administration Trump a déclenché une nouvelle crise en exigeant d’Anthropic qu’elle interdise l’accès à ses modèles les plus avancés pour les non-Américains. Cette décision visait spécifiquement deux modèles : Mythos 5, réservé à un cercle restreint, et Fable 5, une version plus accessible sortie seulement trois jours plus tôt. Résultat ? Anthropic a dû retirer immédiatement ses modèles phares du marché.

La raison invoquée par la Maison-Blanche reste floue. Officiellement, l’administration a utilisé une directive obscure de contrôle des exportations. Mais selon les rumeurs, des pirates informatiques auraient facilement contourné les garde-fous de Fable 5, conçus pour empêcher l’accès aux capacités de Mythos. Ce dernier est si puissant qu’il détecte les failles de sécurité dans le code informatique, au point qu’Anthropic lui-même le présentait comme dangereux et en limitait l’accès.

UNE HISTOIRE DE SURVEILLANCE ET D’ARMES AUTONOMES

Cette nouvelle polémique s’ajoute à une série de conflits entre Anthropic et l’administration Trump. En mars 2026, la société avait refusé de laisser le gouvernement utiliser ses modèles pour la surveillance de masse des Américains ou pour des armes autonomes. En représailles, l’administration avait classé Anthropic comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement.

Pourtant, ces tensions n’ont pas freiné les ventes d’Anthropic auprès des entreprises. Au contraire, les données de Ramp montrent que la situation a même renforcé son attractivité. Ara Kharazian, économiste principal chez Ramp et auteur de l’analyse, explique : « Si quelque chose, cela va probablement les aider. Le meilleur mois d’Anthropic en termes d’adoption par les entreprises a été celui où le département de la Défense les a désignées comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement. Il y a une sorte de halo qui entoure un modèle présenté comme trop dangereux pour être utilisé. »

LES CHIFFRES QUI PARLENT

Les données de Ramp, issues de plus de 70 000 entreprises utilisant sa plateforme, révèlent une croissance fulgurante des abonnements à l’IA proposés par Anthropic. En mai 2026, la part de marché d’Anthropic dans les abonnements payés par les entreprises a bondi de 2,5 points de pourcentage, atteignant 41 %. Pendant ce temps, OpenAI, son principal concurrent, a vu sa part stagner à 39,5 %, un chiffre quasi identique à celui du mois précédent. OpenAI reste cependant largement en tête pour l’usage grand public, selon les données de Sensor Tower.

« Les entreprises dépensent surtout pour des appels API, qui couvrent l’utilisation de tokens pour des activités comme le codage. »

Au-delà des abonnements, la majorité des dépenses des entreprises concerne les appels API, qui permettent d’utiliser les modèles pour des tâches comme le codage. Dans ce domaine, Claude Code, l’outil d’Anthropic, est réputé pour sa puissance. Ramp ne peut pas toujours identifier précisément quels modèles les entreprises utilisent, mais dans un tiers des transactions où les détails sont visibles, les dépenses se concentrent sur différentes versions de Claude Opus, notamment les plus récentes. Opus est le modèle qui a précédé Mythos et reste disponible publiquement.

UN NOUVEAU MODÈLE POUR CONSOLIDER LA POSITION

Fin mai 2026, Anthropic a lancé une nouvelle version de son modèle : Opus 4.8. Mythos 5 et Fable 5, eux, n’ont pas eu le temps de s’imposer. Mythos 5 était sorti en version limitée dès avril, tandis que Fable 5 a été retiré du marché après seulement quelques jours d’existence.

Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette nouvelle polémique avec la Maison-Blanche sur les ambitions boursières d’Anthropic. Les investisseurs en Bourse ont tendance à se méfier des entreprises impliquées dans des conflits avec le gouvernement. Pourtant, les chiffres montrent que les modèles disponibles d’Anthropic sont plus populaires que jamais auprès des entreprises.

LA PUISSANCE DU « MODÈLE TROP DANGEREUX »

Le paradoxe est frappant. Anthropic, qui a été désignée comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement par l’administration Trump, voit ses ventes exploser auprès des entreprises. Cette situation rappelle que, dans le monde de l’IA, la réputation de dangerosité peut parfois devenir un argument de vente. Les entreprises recherchent des Outils performants, même si cela implique de prendre des risques calculés.

Les données de Ramp confirment cette tendance : malgré les controverses, Anthropic séduit de plus en plus de clients professionnels. Claude Opus et ses déclinaisons restent les modèles les plus utilisés, prouvant que la puissance et la flexibilité priment sur les polémiques.

UNE CROISSANCE QUI DÉPASSE LES ATTENTES

Alors que OpenAI domine toujours le marché grand public, Anthropic s’impose comme un acteur majeur dans le secteur professionnel. La startup a réussi à transformer une polémique en opportunité, en misant sur la réputation de ses modèles. Mythos et Fable, bien que retirés, ont laissé une empreinte indélébile : celle d’une IA si puissante qu’elle en devient incontournable, malgré les risques.

Les entreprises, en quête de solutions performantes, n’hésitent pas à adopter Anthropic. Les chiffres sont clairs : la part de marché d’Anthropic auprès des entreprises a augmenté de 2,5 points en un mois, un bond spectaculaire dans un secteur aussi concurrentiel. Et si cette croissance se poursuit, Anthropic pourrait bien devenir un géant de l’IA, malgré les obstacles politiques.

L’AVENIR DES MODÈLES RESTREINTS

La question reste entière : que va-t-il advenir des modèles comme Mythos et Fable ? Leur retrait du marché est une perte pour les utilisateurs, mais il pourrait aussi renforcer l’image d’Anthropic comme laboratoire innovant et audacieux. Les entreprises, en adoptant ses autres modèles, montrent qu’elles sont prêtes à prendre des risques pour accéder à des technologies de pointe.

Une chose est sûre : Anthropic ne compte pas s’arrêter là. Avec une introduction en Bourse en vue et une croissance record, la startup a toutes les cartes en main pour devenir un acteur incontournable de l’IA, malgré les tensions avec le gouvernement.

LE CODAGE, MOTEUR DE LA CROISSANCE

Les dépenses des entreprises en matière d’IA ne se limitent pas aux abonnements. La majorité des coûts concerne les appels API, qui permettent d’utiliser les modèles pour des tâches techniques comme le développement de logiciels. Dans ce domaine, Claude Code d’Anthropic est particulièrement apprécié pour sa capacité à analyser et corriger du code informatique. Les entreprises y voient un outil précieux pour accélérer leurs projets et réduire les erreurs.

Les données de Ramp montrent que, dans les transactions où le modèle utilisé est identifiable, les entreprises se tournent majoritairement vers Claude Opus. Ce modèle, moins puissant que Mythos mais plus accessible, répond parfaitement aux besoins des développeurs. Sa popularité prouve que les entreprises recherchent avant tout des solutions pratiques et fiables.

UNE STRATÉGIE QUI PORTE SES FRUITS

Anthropic a su tirer parti de ses atouts : des modèles performants, une réputation de sérieux, et une croissance fulgurante. Malgré les polémiques, la startup continue de séduire les entreprises, qui voient en elle un partenaire de choix pour leurs projets d’IA. La décision de retirer Mythos et Fable du marché pourrait même renforcer cette image, en montrant qu’Anthropic prend au sérieux les questions de sécurité et d’éthique.

Avec une valorisation record et une levée de fonds historique, Anthropic est désormais un acteur majeur de l’IA. Les prochains mois seront décisifs : l’introduction en Bourse et la gestion des tensions avec le gouvernement détermineront son avenir. Une chose est sûre : la polémique avec l’administration Trump n’a pas freiné sa croissance, bien au contraire.

LES ENTREPRISES PRÊTES À PRENDRE DES RISQUES

Le cas d’Anthropic illustre une tendance forte dans le monde de l’IA : les entreprises sont prêtes à adopter des technologies puissantes, même si cela implique de prendre des risques. La réputation de dangerosité d’un modèle peut même devenir un argument de vente, en attirant des clients en quête de solutions innovantes et performantes.

Les données de Ramp confirment cette tendance : malgré les controverses, Anthropic séduit de plus en plus de clients professionnels. Les entreprises voient dans ses modèles une opportunité de se différencier et de gagner en efficacité. Et si cela implique de contourner des restrictions ou de prendre des risques calculés, elles sont prêtes à le faire.

UNE CROISSANCE QUI S’ACCÉLÈRE

Avec une part de marché en hausse de 2,5 points en un mois, Anthropic confirme sa position de leader dans le secteur professionnel. La startup a su transformer une polémique en opportunité, en misant sur la réputation de ses modèles et sur la demande des entreprises pour des solutions performantes.

Les prochains mois seront cruciaux : l’introduction en Bourse et la gestion des tensions avec le gouvernement détermineront si cette croissance est durable. Une chose est sûre : Anthropic a déjà marqué l’histoire de l’IA, et son avenir s’annonce prometteur.

LA BATAILLE POUR L’IA PROFESSIONNELLE

Anthropic et OpenAI s’affrontent désormais pour la domination du marché professionnel. OpenAI reste leader en usage grand public, mais Anthropic prend l’avantage dans le secteur des entreprises. Cette bataille n’est pas seulement technologique : elle est aussi politique, éthique et économique. Les choix des entreprises et des gouvernements détermineront qui dominera l’IA de demain.

Avec des modèles comme Claude Opus et une croissance record, Anthropic a toutes les cartes en main pour devenir un géant de l’IA. La polémique avec l’administration Trump n’a fait que renforcer son image d’acteur audacieux et innovant. L’avenir nous dira si cette stratégie portera ses fruits.

CONCLUSION : UNE POLÉMIQUE QUI FAIT VENDRE

Anthropic vient de vivre un mois historique. Entre dépassement d’OpenAI, levée de fonds record et polémique avec l’administration Trump, la startup a marqué les esprits. Pourtant, malgré les obstacles, ses ventes auprès des entreprises n’ont jamais été aussi fortes. Les données de Ramp le confirment : la polémique avec la Maison-Blanche n’a pas nui à Anthropic, bien au contraire. Elle a même renforcé son attractivité.

Les entreprises, en quête de solutions performantes, n’hésitent pas à adopter Anthropic. Les chiffres sont clairs : la part de marché d’Anthropic auprès des entreprises a augmenté de 2,5 points en un mois. Et si cette croissance se poursuit, la startup pourrait bien devenir un géant de l’IA, malgré les tensions politiques. Une chose est sûre : dans le monde de l’IA, les polémiques ne font pas toujours peur.

Sources :
  • TechCrunch AI

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