Anthropic veut réduire sa dépendance aux puces Nvidia en développant ses propres composants. Une piste sérieuse avec Samsung est explorée.

ANTHROPIC VEUT SES PROPRES PUCES POUR L'IA

En avril 2026, Reuters révélait qu’Anthropic, l’entreprise derrière les modèles d’IA comme Claude, réfléchissait à fabriquer ses propres puces dédiées à l’intelligence artificielle. L’objectif ? Réduire sa dépendance face aux pénuries de composants et aux géants comme Nvidia, qui domine le marché. Aujourd’hui, cette idée prend une nouvelle tournure.

SAMSUNG, UN PARTENAIRE POTENTIEL POUR LES PUCES IA

Selon The Information, Anthropic aurait entamé des discussions avec Samsung pour explorer une collaboration autour d’une nouvelle puce personnalisée. Pour l’instant, rien n’est encore décidé : ni l’usage précis de cette puce, ni son intégration dans les serveurs, ni même sa puissance. Mais l’entreprise ne ferme pas la porte à cette option.

ANTHROPIC RESTE DÉPENDANT DES PUCES EXISTANTES

Interrogée par TechCrunch, Anthropic a confirmé que sa stratégie repose toujours sur une diversité de Matériel, incluant des puces de Google, Amazon et Nvidia. Ces composants restent essentiels pour faire fonctionner ses modèles. Concernant Samsung, l’entreprise n’a pas souhaité en dire plus pour l’instant.

« Une pile matérielle diversifiée, incluant des puces de Google, Amazon et Nvidia, reste cruciale pour notre stratégie de calcul. »

POURQUOI LES ENTREPRISES VEULENT LEURS PROPRES PUCES ?

Plusieurs acteurs de l’IA cherchent à développer leurs propres puces pour deux raisons principales. D’abord, créer du matériel unique adapté à des tâches précises. Ensuite, gagner en indépendance face à Nvidia, qui contrôle plus de 80 % du marché des puces pour l’IA. Cette stratégie permet aussi d’optimiser les coûts et les performances.

OPENAI A DÉJÀ FRANCHI LE PAS AVEC BROADCOM

Anthropic n’est pas le seul à se lancer dans cette course. Son concurrent OpenAI a annoncé la semaine dernière un partenariat avec Broadcom pour développer sa propre puce d’inférence, baptisée Jalapeño. Selon OpenAI, cette puce serait plus efficace que les autres, avec un meilleur rapport performance par watt. Amazon et Google proposent déjà leurs propres puces, comme les TPU (Tensor Processing Units), intégrées à leurs services cloud.

SAMSUNG, UN ACTEUR CLÉ DANS L'INDUSTRIE DES PUCES

Samsung est déjà un partenaire majeur de Nvidia, produisant les puces dont l’entreprise a besoin pour entraîner ou faire fonctionner ses modèles d’IA. En échange, Samsung utilise les logiciels de Nvidia pour fabriquer ses propres composants. Les deux entreprises collaborent même sur une nouvelle usine de puces en Corée du Sud. Samsung explore aussi des partenariats avec Google pour ses propres efforts dans la fabrication de puces.

UNE STRATÉGIE RISQUÉE MAIS PROMETTEUSE

Développer ses propres puces est un pari ambitieux. Cela demande des investissements colossaux et une expertise technique rare. Pourtant, les entreprises comme Anthropic ou OpenAI y voient un moyen de sécuriser leurs approvisionnements et d’innover plus librement. Si le projet aboutit, cela pourrait bouleverser l’équilibre du marché des puces pour l’IA.

Sources :
  • TechCrunch AI

L'indépendance de CLODCO est votre garantie.

Pour que l'actualité de l'IA reste sans filtre et sans concession, votre soutien est indispensable. Votre contribution est le seul moteur de notre liberté éditoriale.

Soutenir CLODCO