L'entreprise derrière ChatGPT dévoile comment elle veut façonner l'avenir de l'IA. Sécurité, jeunes, emploi : ses 5 priorités pourraient tout changer.

UNE MISSION CLÉ : L'IA POUR TOUTE L'HUMANITÉ

L'objectif d'OpenAI est clair : développer une intelligence artificielle générale (IAG) qui profite à l'humanité entière. Pour y parvenir, l'entreprise s'appuie sur cinq principes fondamentaux qui guident ses choix technologiques et ses prises de position politiques.

Ces principes reposent sur une idée simple : l'IA peut transformer le travail, l'apprentissage, la création et la participation citoyenne. Mais pour que ces changements soient bénéfiques, les démocraties doivent jouer un rôle central. Elles doivent permettre à chacun d'accéder aux opportunités offertes par l'IA, limiter les risques et donner aux citoyens les moyens d'influencer l'avenir de cette technologie.

L'IA QUI RESSEMBLE À SES UTILISATEURS

La diversité des utilisateurs d'OpenAI reflète son engagement. L'entreprise compte autant de femmes que d'hommes parmi ses utilisateurs. Elle attire aussi bien des moins de 30 ans que des plus de 30 ans, avec une majorité de personnes gagnant moins de 100 000 dollars par an. Cette répartition correspond à la réalité du marché du travail mondial.

Pourquoi est-ce important ? Parce que l'IA doit être accessible à tous, pas réservée à une élite. C'est cette philosophie qui pousse OpenAI à dialoguer avec les gouvernements et la société civile du monde entier. L'objectif : aider les décideurs à comprendre les impacts de l'IA, améliorer le fonctionnement des administrations et élargir la participation démocratique.

CINQ PRIORITÉS POUR UNE IA SÛRE ET BÉNÉFIQUE

OpenAI transforme sa mission en cinq priorités politiques concrètes. Ces axes visent à aider les gouvernements et la société à répondre aux opportunités et défis créés par l'IA. Ils s'articulent autour de quatre grands thèmes : atténuer les risques, élargir l'accès aux opportunités, garantir la participation citoyenne et favoriser l'économie de l'IA.

Ces priorités ne sont pas figées. Elles évolueront avec les progrès de l'IA. Voici comment OpenAI compte agir aujourd'hui.

1. SÉCURITÉ DES MODÈLES D'IA : UN ENJEU DE SÛRETÉ NATIONALE

Les modèles d'IA les plus avancés, comme ceux capables de résoudre des tâches variées, présentent des risques majeurs. Notamment en matière de cybersécurité, de chimie, de biologie, de radiologie et d'armes nucléaires. Pour OpenAI, ces modèles relèvent de la sécurité nationale et de la sûreté publique.

Aux États-Unis, l'entreprise soutient des lois étatiques qui visent à harmoniser les règles. Par exemple, elle appuie des textes comme la Californie SB 53, la New York RAISE Act ou l'Illinois SB 315. Ces propositions exigent plus de transparence, des rapports publics sur les évaluations des risques catastrophiques, des protections pour les lanceurs d'alerte et des sanctions contre les développeurs qui ne respectent pas leurs obligations de sécurité.

Ces initiatives locales pourraient servir de base à un cadre fédéral. OpenAI demande aussi au Congrès américain d'adopter une loi fédérale complète. Ce texte renforcerait le rôle du Centre pour les normes et l'innovation en IA (CAISI), l'organisme fédéral chargé de la sécurité des modèles avancés. Il devrait aussi inclure un plan de résilience national pour faire face aux défis posés par ces IA.

Le CAISI devra évaluer les modèles les plus puissants et créer un système d'évaluation indépendant. Il devra aussi surveiller les progrès vers l'amélioration auto-réflexive (RSI), où une IA s'améliore elle-même.

Une fois ce cadre fédéral en place, OpenAI souhaite que les lois étatiques sur les mêmes sujets soient remplacées pour éviter les incohérences.

L'entreprise encourage aussi les États-Unis à jouer un rôle de leader dans la définition de normes internationales. Elle a été la première entreprise américaine à signer le Code de pratique de l'Acte IA de l'UE. Elle a également participé aux premiers accords volontaires avec le CAISI américain et l'Institut britannique de sécurité de l'IA.

À l'avenir, OpenAI souhaite que les décideurs politiques envisagent des mesures plus ambitieuses. Parmi elles : des guides de confinement des modèles, des systèmes de déclaration des incidents et des organismes de gouvernance internationale pour coordonner les réponses aux risques liés à l'IA.

2. CYBERSÉCURITÉ : PROTÉGER LES SYSTÈMES PUBLICS ET PRIVÉS

L'IA peut aussi renforcer la cybersécurité. Mais pour cela, il faut des politiques qui facilitent l'accès aux Outils de défense basés sur l'IA. OpenAI soutient des partenariats renforcés entre gouvernements, chercheurs et entreprises. L'objectif : mener des évaluations, partager des informations et construire des mesures de résilience.

L'entreprise plaide aussi pour la modernisation des systèmes de cybersécurité du secteur public. Elle collabore avec le gouvernement américain, aux niveaux fédéral, étatique et local, ainsi qu'avec des partenaires internationaux.

3. PROTÉGER LES JEUNES : UNE IA SÛRE POUR LES ADOS

L'IA peut aider les jeunes à apprendre, créer et développer des compétences pour l'avenir. Mais elle doit être déployée avec des safeguards forts et des protections adaptées à leur âge. Les adolescents doivent avoir accès à des IA sûres et fiables à la maison, à l'école et lors de leur entrée dans la vie active. Ils doivent aussi être protégés contre ses dangers potentiels.

OpenAI soutient des réglementations strictes, basées sur les risques, pour la sécurité des jeunes. Ces règles doivent combiner des protections robustes, de la transparence et des outils qui donnent le contrôle aux familles.

Parmi les mesures proposées :

  • Des systèmes de vérification d'âge qui préservent la vie privée. Ils permettent aux entreprises d'identifier les mineurs et d'appliquer des protections adaptées.
  • Des évaluations régulières des risques pour la jeunesse. Elles doivent repérer les dangers prévisibles et mettre en place des mesures proportionnées avant qu'un préjudice ne survienne.
  • Des contrôles parentaux accessibles pour guider l'expérience des adolescents.
  • Des politiques publiques claires sur la sécurité des jeunes. Elles doivent expliquer quelles protections sont en place et comment elles évoluent.

Ces mesures incluent aussi des protections contre les contenus nuisibles ou inappropriés pour leur âge. Elles prévoient des protocoles clairs pour répondre aux situations dangereuses, ainsi que des garde-fous contre les interactions manipulatoires ou trompeuses.

En cas de crise, les protocoles doivent inclure un soutien en service, des orientations vers des ressources réelles (comme le 988 aux États-Unis), et des notifications aux parents lorsque cela est approprié.

Les entreprises doivent aussi protéger les données personnelles des adolescents. Cela passe par l'interdiction de la publicité ciblée pour les mineurs et la restriction de la vente de leurs données personnelles.

Enfin, des mécanismes de responsabilité solides sont nécessaires. Notamment des audits indépendants basés sur des normes communes. Les cadres législatifs doivent inclure des mesures de surveillance et de sanction pour vérifier que les entreprises appliquent bien ces protections.

OpenAI soutient les efforts de la Coalition pour une IA sûre pour les parents et les enfants pour promouvoir ces principes et créer des safeguards pratiques.

OpenAI veut aussi des protections légales et techniques contre les abus et l'exploitation sexuelle des enfants. Cela inclut la modernisation des lois pour couvrir les contenus générés par IA et les images modifiées numériquement.

Les législateurs doivent clarifier que les lois contre les contenus pédopornographiques s'appliquent aussi aux contenus générés ou modifiés par IA. Ils doivent aussi préserver les pouvoirs d'enquête des procureurs et des forces de l'ordre.

OpenAI soutient aussi des normes pour améliorer la qualité et l'actionnabilité des rapports transmis au CyberTipline. Cela doit aider le NCMEC et les forces de l'ordre à agir plus rapidement. Les entreprises doivent aussi intégrer des safeguards dès la conception : détection, mécanismes de refus, supervision humaine et surveillance continue pour interrompre les tentatives d'exploitation avant qu'un préjudice ne survienne.

4. ÉDUCATION ET COMPÉTENCES : PRÉPARER LES JEUNES À L'ÈRE DE L'IA

L'IA va profondément transformer l'apprentissage, le travail et la participation citoyenne. Les institutions éducatives ont un rôle clé à jouer pour former les élèves à vivre dans un monde où l'IA est omniprésente. OpenAI soutient des politiques qui aident les élèves, les enseignants, les familles et les communautés à utiliser l'IA de manière sûre, critique et créative. Mais les éducateurs doivent rester au cœur des décisions en classe et définir le rythme d'adoption de l'IA dans les écoles.

Ces politiques incluent :

  • Des investissements dans l'alphabétisation en IA.
  • Un enseignement solide dans des matières comme l'histoire, l'éducation civique, les mathématiques, les sciences, la littérature, l'informatique et l'éducation technique.
  • La formation des enseignants et du temps protégé pour leur apprentissage professionnel.
  • Des parcours d'apprentissage alignés sur les besoins du marché du travail.
  • Un accès élargi aux outils d'IA, au haut débit, aux appareils et aux ressources éducatives pour les écoles, les bibliothèques et les institutions communautaires.

OpenAI soutient aussi la recherche sur l'impact de l'IA sur les résultats d'apprentissage, le bien-être des élèves et l'équité éducative. Elle encourage l'intégration de ces enseignements dans le développement et le déploiement de l'IA.

5. EMPLOI ET ÉCONOMIE : DONNER À TOUS LES MOYENS DE BÉNÉFICIER DE L'IA

L'IA crée de nouvelles opportunités. Tout le monde doit pouvoir y participer. C'est pourquoi OpenAI rend ChatGPT accessible gratuitement. L'entreprise soutient des politiques qui élargissent l'accès à des IA utiles et aident les travailleurs, entrepreneurs, éducateurs et petites entreprises à les adopter. Cela passe par des investissements dans la formation à l'IA et l'alphabétisation numérique.

OpenAI propose aussi la création de pôles régionaux d'IA. Ces hubs doivent connecter employeurs, syndicats, collèges communautaires, universités, conseils de main-d'œuvre et entreprises locales. Ils doivent aussi offrir des programmes d'adoption de l'IA pour les petites entreprises. Ces initiatives doivent fournir un accès aux outils d'IA, un soutien technique et une formation pratique.

L'entreprise collabore aussi avec les syndicats pour étendre l'accès à la formation. L'objectif : aider les travailleurs à acquérir des compétences pratiques en IA et à se préparer aux changements économiques induits par des systèmes d'IA de plus en plus capables. OpenAI publie régulièrement des données sur l'utilisation de ses outils par les travailleurs et les employeurs. Elle soutient aussi des mesures de transparence sur le marché du travail. Ces données aident les décideurs et le public à comprendre comment l'IA transforme le travail. Elles permettent aussi d'identifier des parcours pour aider les travailleurs à évoluer vers de nouveaux rôles et des emplois centrés sur l'humain.

En parallèle, OpenAI s'engage à travailler avec les décideurs pour développer et mettre en œuvre un agenda ambitieux de transition économique et professionnelle. Cet agenda pourrait inclure des avantages portables, une modernisation fiscale, des fonds publics de richesse et des filets de sécurité adaptatifs.

6. CRÉATIVITÉ ET ART : PROTÉGER LES CRÉATEURS SANS ÉTOUFFER L'INNOVATION

L'IA peut élargir l'expression créative, donner du pouvoir aux artistes et aux créateurs, et permettre de nouvelles formes d'expression et de transformation. Elle peut aussi abaisser les barrières pour les créateurs indépendants, les petits studios et les nouvelles voix dans l'économie créative. Mais il faut aussi protéger les gens contre les deepfakes nuisibles, comme les imitations trompeuses ou les répliques numériques non autorisées.

OpenAI soutient des politiques qui favorisent la transparence en ligne. Notamment des obligations pour les outils d'IA d'inclure des signaux de provenance. Ces signaux, comme ceux développés par la Coalition pour la provenance et l'authenticité des contenus (C2PA), doivent être intégrés dans les contenus audiovisuels générés par IA. L'entreprise travaille aussi avec des partenaires industriels pour faire avancer des normes de provenance interopérables et des outils d'authenticité des contenus. Ces outils aident les gens à mieux comprendre l'origine des contenus numériques.

Elle soutient aussi des politiques qui protègent contre l'utilisation abusive de la voix et de l'apparence des personnes. Mais en préservant les safeguards importants pour la liberté d'expression, la parodie, le journalisme et d'autres usages légaux.

OpenAI soutient aussi des protections renforcées contre les abus basés sur les images, comme la criminalisation de la diffusion d'images intimes synthétiques non consenties. Elle appuie aussi des mesures pour renforcer les recours pour les victimes.

7. INTÉGRITÉ ÉLECTORALE : LUTTER CONTRE LA DÉSINFORMATION

L'IA peut aussi menacer l'intégrité des élections. Notamment en générant des contenus politiques trompeurs. OpenAI soutient des protections contre la diffusion intentionnelle de contenus générés par IA pour induire en erreur les électeurs. Elle prône aussi des obligations de transparence pour certaines publicités politiques et communications de campagne générées par IA.

L'entreprise collabore avec des autorités électorales de confiance pour fournir des informations exactes sur le vote et les élections. Elle travaille aussi à éviter que ses systèmes ne recommandent ou ne classent de manière excessive des candidats.

8. DÉVELOPPEMENT INFRASTRUCTUREL : UN MOTEUR DE CROISSANCE LOCALE

Si l'infrastructure de l'IA est développée en partenariat avec les communautés, elle peut devenir un moteur de croissance économique locale, nationale et étatique. Pour OpenAI, cela commence par comprendre les besoins locaux. C'est pourquoi chaque site Stargate dispose d'un plan communautaire sur mesure, élaboré en consultation avec les habitants. Ce plan couvre la conception des sites et les sources d'énergie.

L'entreprise soutient aussi des politiques exigeant plus de transparence sur la consommation d'eau, d'électricité et les accords gouvernementaux. Ces règles doivent inclure des exceptions pour maintenir la sécurité, les secrets commerciaux et les informations propriétaires.

9. ÉNERGIE ET ENVIRONNEMENT : PAYER SA PART POUR UNE IA DURABLE

OpenAI s'engage à assumer ses propres coûts énergétiques. L'objectif : éviter que ses opérations n'augmentent les prix de l'électricité. Elle soutient aussi des politiques qui garantissent que les centres de données paient leur juste part des coûts énergétiques. Cela inclut des exigences pour les commissions publiques de services publics des États de créer des tarifs de charge lourde. Ces tarifs doivent obliger les centres de données à payer les coûts supplémentaires qu'ils génèrent.

L'entreprise travaille avec les services publics locaux et les régulateurs pour s'assurer que les centres de données contribuent à la fiabilité du réseau électrique. Elle soutient aussi des obligations de reporting sur la durabilité. Notamment des divulgations sur les technologies et pratiques qui réduisent l'impact environnemental. Par exemple, des générateurs de secours à faible émission ou des systèmes de refroidissement en boucle fermée ou à faible consommation d'eau.

OpenAI encourage aussi des politiques qui aident les travailleurs locaux à accéder à de bons emplois dans le secteur de la construction. Cela passe par des incitations à utiliser des apprentis enregistrés et des accords sur les conventions collectives de projet. Elle encourage aussi des cadres fiscaux et incitatifs neutres et prévisibles. Ces cadres doivent tenir les entreprises responsables de leurs engagements et catalyser l'innovation, l'entrepreneuriat et la croissance économique à long terme dans les communautés environnantes.

10. GOUVERNANCE INTERNATIONALE : VERS DES NORMES MONDIALES

OpenAI voit l'IA comme une technologie qui transcende les frontières. C'est pourquoi elle soutient la création de normes internationales communes. Elle a été la première entreprise américaine à signer le Code de pratique de l'Acte IA de l'UE. Elle a aussi participé aux premiers accords volontaires avec le CAISI américain et l'Institut britannique de sécurité de l'IA.

À l'avenir, l'entreprise souhaite que les décideurs politiques envisagent des mesures plus ambitieuses. Parmi elles : des guides de confinement des modèles, des systèmes de déclaration des incidents et des organismes de gouvernance internationale pour coordonner les réponses aux risques liés à l'IA.

Pour OpenAI, ces priorités ne sont pas des promesses en l'air. Elles reflètent un engagement concret pour faire de l'IA un outil au service de tous, sans sacrifier la sécurité ni l'équité. Le défi est immense, mais l'entreprise mise sur la collaboration entre secteurs public et privé pour y parvenir.

Sources :
  • OpenAI News

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