Meta sacrifie ses employés sur l'autel de l'IA, Peter Thiel réunit les élites dans un club ultra-secret, et Sam Bankman-Fried tente de s'acheter une sortie de prison. La tech n'a jamais semblé aussi toxique.
Cette semaine dans Uncanny Valley, les animateurs plongent dans le chaos qui secoue Meta, révélant comment la course effrénée à l'intelligence artificielle a transformé une entreprise autrefois innovante en un champ de bataille social. Entre licenciements massifs, réorganisations brutales et surveillance des employés, la morale est au plus bas. Mais ce n'est pas tout : des messages internes explosifs et les coulisses d'une société secrète cofondée par Peter Thiel, ainsi que les démarches désespérées de Sam Bankman-Fried pour échapper à la prison, viennent ajouter de l'huile sur le feu.
META : L'IA A DÉTRUIT LA MORALE DE SES EMPLOYÉS
Imaginez une entreprise où 10 % des salariés sont licenciés en un seul coup, puis 7 000 autres sont reconvertis de force dans des équipes dédiées à l'IA. C'est ce qui s'est passé chez Meta ces dernières semaines. Les employés, autrefois fiers de travailler sur des projets ambitieux comme des réseaux sociaux connectant des milliards de personnes, se retrouvent aujourd'hui à former des machines pour résoudre des problèmes qu'elles ne savent pas encore traiter seules. Un travail perçu comme répétitif, sans sens et démoralisant.
Les Metamates (le surnom des employés de Meta) décrivent leur nouvelle mission comme un Goulag, un terme fort qui illustre leur désespoir. Lors d'une réunion interne, un employé a interrompu une visioconférence pour hurler : « On est les chiens de garde de cette entreprise . » avant d'ajouter, sous les applaudissements silencieux de ses collègues : « Dites à votre chef qu'il est un bon à rien . »
LE TRAVAIL DE L'IA : UNE PRISON POUR LES INGÉNIEURS
Meta a créé une nouvelle division, les Meta Superintelligence Labs, et a investi des milliards dans des infrastructures dédiées à l'IA. Mais le résultat est catastrophique. Les ingénieurs, autrefois spécialisés dans des projets innovants, sont désormais cantonnés à des tâches de post-formation : ils doivent améliorer des modèles d'IA en leur apprenant à résoudre des problèmes spécifiques. Une activité décrite comme ennuyeuse, sans défi intellectuel et dépourvue de sens.
Pour aggraver les choses, Meta a annoncé qu'elle allait surveiller l'utilisation des ordinateurs portables de ses employés pour collecter des données et les utiliser pour entraîner ses modèles d'IA. Résultat : tout ce que font les employés, même en dehors du travail, est potentiellement utilisé pour nourrir les machines. Une situation qui donne l'impression d'être esclave de la technologie plutôt que maître de son destin.
LES SOLUTIONS DE MARK ZUCKERBERG : DES HACKATHONS ET DES SNACKS
Face à la révolte des employés, Mark Zuckerberg a tenté de redresser la barre. Sa première idée ? Organiser un hackathon, une compétition où les équipes développent des projets en un temps record. Problème : personne n'a le temps, ni l'envie. Les réactions ont été immédiates et cinglantes : « On n'a plus de culture hackathon ici. On est stressés, épuisés, et on nous demande de jouer avec des jouets ? Non merci. »
Le directeur technique de Meta, Andrew Bosworth (surnommé Boz), a tenté d'autres mesures : limiter le nombre de subordonnés directs par manager, réduire les changements de managers pendant les réorganisations, et même améliorer les micro-cuisines (c'est-à-dire les distributeurs de snacks). Une réponse qui a laissé les employés perplexes : « On nous parle de mieux manger, mais on nous enlève notre dignité et notre sens au travail. »
Cette crise révèle un décalage abyssal entre la direction et les employés. Zuckerberg, Bosworth et Chris Cox, le directeur produit, parlent avec enthousiasme de l'IA comme d'une révolution mondiale. Mais pour les Metamates, c'est une menace : « On nous dit de tout changer pour l'IA, alors qu'on sent que cette technologie pourrait un jour nous remplacer. »
META : UNE COURSE PERDUE DANS L'IA ?
Meta a toujours été en retard dans la course à l'IA, contrairement à OpenAI ou Anthropic. La société a tenté de rattraper son retard en réorganisant ses équipes et en licenciant massivement, mais les résultats ne suivent pas. Les employés se demandent pourquoi ils devraient tout sacrifier pour une technologie qui ne semble pas encore prête à rapporter de l'argent.
Cette situation rappelle étrangement l'échec du métavers avec Reality Labs. À l'époque, Meta était seul dans sa quête. Aujourd'hui, elle est en compétition directe avec des géants comme OpenAI, et elle est en train de perdre la bataille. La pression est immense, et les employés paient le prix fort.
DIALOG : LA SOCIÉTÉ SECRÈTE DE PETER THIEL ET SES 200 MEMBRES PUISSANTS
Pendant que Meta sombre, Peter Thiel, milliardaire et cofondateur de PayPal, organise depuis 2006 une société ultra-secrète appelée Dialog. Pendant deux décennies, la liste de ses membres est restée secrète. Mais un hacktiviste suisse a découvert un répertoire caché dans le code du site de Dialog, révélant plus de 200 noms de personnalités influentes : des responsables politiques américains, des figures du gouvernement étranger, des executives de la Silicon Valley, et même des membres de la fameuse PayPal Mafia.
Parmi les invités prévus pour le retraite 2026 de Dialog, on trouve des hauts fonctionnaires de l'administration Trump, deux sénateurs américains, six membres de la PayPal Mafia, un ancien chef des services de renseignement du Moyen-Orient, et un ambassadeur en poste aux États-Unis. Une liste qui donne le vertige.
QUELLES SONT LES DISCUSSIONS DANS DIALOG ? DE L'AMOUR À LA GUERRE MONDIALE
Les sujets abordés lors des réunions de Dialog sont à la fois sérieux et absurdes. Parmi les sessions prévues pour 2026, on trouve : « L'argent achète-t-il le bonheur ? », « Faut-il relancer le nucléaire ? », « Comment survivre à la Troisième Guerre mondiale ? », et même « Comment va votre vie sexuelle ? ». Oui, vous avez bien lu : Dialog organise aussi des rencontres amoureuses entre ses membres.
Les formulaires remplis par les participants révèlent des prédictions sur l'avenir : désplacement massif de la main-d'œuvre due à l'IA, retour des syndicats, programmes gouvernementaux pour soutenir les travailleurs, hiver de l'IA, terrorisme ciblant les centres de données, et même l'utilisation d'avocats-robots par les accusés devant les tribunaux. Des prédictions qui, bien que parfois exagérées, reflètent les craintes et les espoirs des élites technologiques.
Dialog n'est pas la seule société secrète de ce genre, mais elle est devenue un symbole de l'influence croissante des géants de la tech sur la politique et la société. Une influence qui dépasse désormais les frontières de la Silicon Valley pour s'étendre à l'échelle nationale, voire mondiale.
SAM BANKMAN-FRIED : LE FRAUDEUR DE CRYPTO QUI COURT DERRIÈRE TRUMP
Sam Bankman-Fried, le fondateur de l'échange de cryptomonnaies FTX et du fonds spéculatif Alameda Research, a été condamné à 25 ans de prison pour fraude massive. Il a détourné des milliards de dollars des clients de FTX pour les utiliser sans autorisation dans Alameda Research. Une escroquerie qui a marqué l'histoire de la crypto.
Mais Bankman-Fried n'a pas dit son dernier mot. Il tente désormais d'obtenir une grâce présidentielle de la part de Donald Trump. Une démarche qui soulève des questions : pourquoi un homme condamné pour l'une des plus grosses fraudes de l'histoire de la crypto cherche-t-il à s'acheter une sortie de prison ? Et pourquoi Trump, connu pour ses positions anti-crypto, serait-il prêt à l'aider ?
Bankman-Fried n'est pas le seul à vouloir se racheter une conscience. Son cas illustre une tendance inquiétante : les figures controversées de la tech tentent de se réhabiliter politiquement, quitte à s'allier avec des personnalités aussi clivantes que Trump.
SPACEX ACHÈTE CURSOR : UNE ACQUISITION QUI FAIT PARLER
Dans un autre coin de la tech, SpaceX a fait l'acquisition de Cursor, une startup spécialisée dans les outils de Développement pour l'IA. Une nouvelle qui intrigue les observateurs, car elle pourrait indiquer une stratégie plus large de SpaceX pour intégrer l'IA dans ses activités. Mais les détails de cette acquisition restent flous, et les négociations entre Anthropic (un autre acteur majeur de l'IA) et le gouvernement américain ajoutent à l'incertitude.
Ces mouvements montrent à quel point l'IA est devenue un enjeu stratégique, non seulement pour les entreprises technologiques, mais aussi pour les gouvernements. La course est lancée, et personne ne veut être laissé derrière.
META, DIALOG, SBF : QUAND LA TECH DEVIENT TOXIQUE
Cette semaine, la tech a révélé ses côtés les plus sombres : une entreprise en crise, une société secrète réunissant les puissants, et un fraudeur qui tente de s'acheter une sortie de prison. Une image qui contraste fortement avec l'image idéalisée de l'innovation et du progrès que la Silicon Valley aime à promouvoir.
Les employés de Meta paient le prix de la course effrénée à l'IA, les membres de Dialog discutent de l'avenir du monde dans l'ombre, et Sam Bankman-Fried tente de se racheter une conscience. Une chose est sûre : la tech n'a jamais semblé aussi toxique et déshumanisante.
- Wired AI
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